J'ai la chance d'avoir pu recueillir les réactions d'Eric Soreau, conseiller municipal de Saint-Jean-de-Luz, qui a sauté en parachute pour la première fois samedi, à l’occasion du spectacle aérien.
Quand on vous a proposé de sauter, cela a été dur de vous dire
« allez ! J’y vais » ?
J’ai de suite été d’accord. J’avais déjà fait du parachute ascensionnel (même si c’est très différent) et pour ma part ça avait été une très bonne expérience avec des sensations sympas.
Et pour ce saut de samedi vous avez eu beaucoup
d’appréhension ?
J’ai mis un certain temps à en parler autour de moi, au cas où que je ne le fasse pas.
J’ai commencé à l’annoncer aux Casetas. Après j’ai tout fait pour ne pas y penser.
Mais depuis le mercredi, ça me travaillait.
Pendant le temps d’hélicoptère, comment cela s’est-il passé ?
Bien.
D’abord on est dans un hélicoptère militaire et à la première ouverture de la porte à 500 mètres d’altitudes ça fait drôle. C’est impressionnant. Mais après on s’habitue. A la fin ça me tardait : je les voyais sauter un par un et moi j’étais le dernier.
Ce qui m’a plu, c’est l’ambiance à l’intérieur de l’hélicoptère. Dès qu’on a décollé il y a eu un grand silence. Là où on était assis on ne pouvait pas trop voir le paysage. Les militaires faisaient des signes pour nous montrer et nous expliquer certaines choses. J’ai vraiment ressenti un esprit d’équipe.
Et qu’avez-vous ressenti au moment de
sauter ?
J’avais eu une petite formation d’une demi-heure avec le militaire avec qui j’allais sauter en tandem, Sylvain. On a répété l’opération de largage.
En fait, j’ai plus écouté les consignes que mon appréhension.
Juste avant de sauter j’étais attaché devant mon tandem. Il était assis sur le marche pied de l’hélicoptère et moi j’étais suspendu à 2500 mètres les pieds dans le vide.
Et là, le grand saut ! Comment cela s’est-il passé ?
D’abord on a fait un 360° et la chute libre a duré 20s à 200 km/h. On nous avait dit de mettre les bras en croix. Mais à deux reprises, Sylvain m’a rattrapé les mains car j’avais les bras trop tendus. Puis après le parachute s’est ouvert, sans sursaut.
J’ai beaucoup apprécié le paysage. C’était tellement magnifique !
Sinon, j’avais vraiment confiance dans le matériel. D’ailleurs, deux heures après avoir
atterri, je me suis rendu compte que je n’avais pas regardé une seule fois le parachute. Quand je l’ai dit à Sylvain, mon tandem, il m’a répondu que lui l’avait bien regardé
(rires).
Et à l’arrivée, vous avez ressenti de la fierté ?
Oui ! J’étais surtout content de l’avoir fait. J’en suis encore euphorique. Ca a été un grand moment. Un moment unique.
On a vraiment de la chance de l’avoir fait dans ces conditions : encadrés par des militaires, au dessus de Saint-Jean-de-Luz.
Les militaires sont sympas ?
Supers !
Au début quand on a été passer la visite médicale, j’ai ressenti un certain froid de rigueur militaire. Ils nous ont expliqué qu’ils avaient une certaine pression avec ce saut : ils voulaient vraiment que cela se passe bien pour nous.
Ensuite j’ai bien sympathisé avec Sylvain avec qui j’étais en tandem.
On a tout de suite accroché.
Le ton était plus détendu. Un militaire m'a même comparé à Bourvil.
On s'est beaucoup moqué de vous avant que vous sautiez ?
Oui !
On nous a notamment demandé si on n’allait pas finir avec Jean-do Etchevers sur le clocher d’Ainhoa. (Rires)
Et au final qui a eu le plus peur ? Vous ou Jean-do ?
Je ne dirai rien !
Non. Jean-do n’a rien dit. Moi j’avais une boule au ventre comme pour un concours.
Pour finir, quand vous repensez à ce saut, qu’est-ce que vous avez eu envie de dire ?
La même chose que j’ai dite en atterrissant : Super ! Je recommence !